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ven.

11

mai

2012

Le bateau

Roman de Nam Le

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03

mai

2012

Le journal intime d'un arbre

roman de Didier Van Cauwelaert (2011)

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2012

Le Turquetto

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mar.

10

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2012

Le Fils

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ven.

06

avril

2012

Naissance d’un pont

roman de Maylis de Kerangal (Prix Médicis 2010)

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jeu.

19

janv.

2012

Asterios Polyp : une oeuvre inclassable et brillante

BD ou roman graphique de David Mazzuchelli (2009)

Prix spécial du Jury, Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (2011). Grand prix de la critique de l'Association des critiques et journalistes de bande dessinée (2011).

Asterios Polyp est un livre qui se situe à mi-chemin entre la BD et le roman graphique, dont l'auteur est issu du monde des Comics (Daredavil, Batman...). Tout commence par un coup de tonnerre, un incendie, point de départ pour le héros d'un double périple dans l'espace américain, et dans le temps de sa propre vie. Le voyage du héros Astérios nous emmène dans l'univers mondain et citadin des architectes et les artistes universitaires jusqu'à l'espace incongru d'une Amérique profonde, rurale, et quasi surnaturelle. Par le biais d'un habile jeu de flash backs, cet album nous dévoile des scènes de tranches de vie, de rêves et de portraits. Asterios, théoricien de l'architecture qui n'a jamais rien construit, brillant, cultivé, hautain et trop sûr de lui, croise une foule de personnages aussi étonnants qu'attachants : un père malade, un garagiste généreux marié à une illuminée sensuelle et mystique, une compagne artiste, timide et très douée, un frère jumeau mort à la naissance dont l'image hante la conscience du héros et les pages de cet album (qui est un peu un album de famille).

 

Asterios Polyp est un livre qui se situe à mi-chemin entre la BD et le roman graphique, dont l'auteur est issu du monde des Comics (Daredavil, Batman...). Tout
commence par un coup de tonnerre, un incendie, point de départ pour le héros d'un double périple dans l'espace américain, et dans le temps de sa propre vie. Le
voyage du héros Astérios nous emmène dans l'univers mondain et citadin des architectes et des artistes universitaires jusqu'à l'espace incongru d'une Amérique
profonde, rurale, et quasi surnaturelle. Par le biais d'un habile jeu de flash backs, cet album nous dévoile des scènes de tranches de vie, de rêves et de portraits.
Asterios, théoricien de l'architecture qui n'a jamais rien construit, brillant, cultivé, hautain et trop sûr de lui, croise une foule de personnages aussi étonnants
qu'attachants : un père malade, un garagiste généreux marié à une illuminée sensuelle et mystique, une compagne artiste, timide et très douée, un frère jumeau
mort à la naissance dont l'image hante la conscience du héros et les pages de cet album (qui est un peu un album de famille).
>
> Les moyens formels sont sobres et économiques mais d'une grande variété. David Mazzuchelli, qui a reçu le prestigieux DBD Awards 2011, explore en effet de
nombreuses virtualités du roman graphique, à la recherche d'une adéquation entre la mise en page, le graphisme, le texte et le déroulement de l'histoire. En effet,
certaines pages aux images pleine page viennent s'intercaler entre des pages aux cases et bulles traditionnelles. L'auteur XXX alterne la voix-off, le récit avec
des espaces de dialogue, où les paroles sont ainsi retranscrites dans des typographies différentes, sur une même page, pour exprimer des émotions
particulières, tandis que le recours tantôt à un nombre limité de couleurs (jaune, sépia, rose, tantôt au noir et blanc varie selon la nature des relations entre les
personnages représentés (osmose, incompréhension, colère...). Le trait du dessin empreinte un vocabulaire pictural à différents mouvements esthétiques
(cubisme, abstraction...) - à tel point que certaines pages pourraient s'intituler «des mille manières de représenter un même objet» ou évoquer des carnets de
travail d'étudiants des beaux arts !
>
> Tout cela, avec en arrière-plan quelques considérations théoriques (mais très digestes !) sur des sujets aussi triviaux que l'art, l'individu, le destin, l'amour, le
sexe, la filiation, l'univers de la danse contemporaine, la nature..., fait d'Asterios Polyp une oeuvre un peu inclassable et franchement recommandable.

Asterios Polyp est un livre qui se situe à mi-chemin entre la BD et le roman graphique, dont l'auteur est issu du monde des Comics (Daredavil, Batman...). Tout

commence par un coup de tonnerre, un incendie, point de départ pour le héros d'un double périple dans l'espace américain, et dans le temps de sa propre vie. Le

voyage du héros Astérios nous emmène dans l'univers mondain et citadin des architectes et des artistes universitaires jusqu'à l'espace incongru d'une Amérique

profonde, rurale, et quasi surnaturelle. Par le biais d'un habile jeu de flash backs, cet album nous dévoile des scènes de tranches de vie, de rêves et de portraits.

Asterios, théoricien de l'architecture qui n'a jamais rien construit, brillant, cultivé, hautain et trop sûr de lui, croise une foule de personnages aussi étonnants

qu'attachants : un père malade, un garagiste généreux marié à une illuminée sensuelle et mystique, une compagne artiste, timide et très douée, un frère jumeau

mort à la naissance dont l'image hante la conscience du héros et les pages de cet album (qui est un peu un album de famille).

 

Les moyens formels sont sobres et économiques mais d'une grande variété. David Mazzuchelli, qui a reçu le prestigieux DBD Awards 2011, explore en effet denombreuses virtualités du roman graphique, à la recherche d'une adéquation entre la mise en page, le graphisme, le texte et le déroulement de l'histoire. En effet, certaines pages aux images pleine page viennent s'intercaler entre des pages aux cases et bulles traditionnelles. L'auteur alterne la voix-off, le récit, et des espaces de dialogue, où les paroles sont ainsi retranscrites dans des typographies différentes, sur une même page, pour exprimer des émotions particulières, tandis que le recours tantôt à un nombre limité de couleurs (jaune, sépia, rose, tantôt au noir et blanc varie selon la nature des relations entre les personnages représentés (osmose, incompréhension, colère...). Le trait du dessin empreinte un vocabulaire pictural à différents mouvements esthétiques (cubisme, abstraction...) - à tel point que certaines pages pourraient s'intituler «des mille manières de représenter un même objet» ou évoquer des carnets de travail d'étudiants des beaux arts !

Tout cela, avec en arrière-plan quelques considérations théoriques (mais très digestes !) sur des sujets aussi triviaux que l'art, l'individu, le destin, l'amour, le sexe, la filiation, l'univers de la danse contemporaine, la nature..., fait d'Asterios Polyp une oeuvre un peu inclassable et franchement recommandable.

 

David-Jonathan et Béatrice

 

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