Les confs de la Médiathèque : "Commerces de centre ville, commerces de périphérie. De la géographie du commerce à l'urbanisme commercial"

Conférence présentée par Nathalie Lemarchand, géographe, Professeure à l'Université de Paris VIII

 

 

Vendredi 12 février à 18h30

salle de prêt adultes

2 rue des Archers à Cambrai

Entrée Libre

Tél. : 03 27 82 93 93


Allez-vous faire vos courses « en ville » ou « au centre commercial » ?
Les villes sont filles du commerce, c'est ce que disait l’historien Pirenne, c'est dire combien cette fonction est déterminante pour la ville. Historiquement le commerce s’installe dans un espace central, qui devient peu à peu le centre-ville. Cet espace est le cœur de la ville, celui qui donne son caractère à la ville, celui à partir duquel se structure sur la longue durée le territoire urbain.
Le commerce du centre-ville symbolise autant la ville que l’animation urbaine. D’ailleurs ne dit-on pas « je vais en ville » lorsque l’on va « magasiner *», se promener au centre-ville et faire du « lèche-vitrine », flâner au milieu des magasins du centre-ville, humer « l’air du temps » et de la mode. Dès le XIXe siècle, les Passages couverts puis les Grands Magasins ont accompagné la transformation des villes et de la société.
Mais cette place privilégiée du commerce va être bousculée par l’émergence de la Grande Distribution à la périphérie, Hypermarché puis Centre Commercial qui symbolisent la naissance du commerce périphérique. A partir de là, les cartes sont rebattues et le commerce semble choisir massivement la périphérie pour s’installer.
Que reste-il au centre-ville ? Celui-ci s’anime, se réanime et un renouveau du commerce de centre-ville se produit dans lequel le symbole du commerce périphérique, le Centre Commercial prend place.
Alors commerce de centre-ville ou commerce périphérique ?

*Magasiner est un québécisme qui traduit l’esprit du mot shopping, soit « faire les magasins ».