Les derniers jours de la classe ouvrière

roman de Aurélie Filippetti (2003)

Saga et agonie du bassin minier et sidérurgique de la Lorraine durant près d'un siècle. Plutôt que roman, récit historique, témoignage sur ces hommes, ces travailleurs du fond ; et en premier lieu à son grand-père capturé par : « les allemands descendus au fond de la mine avec la bénédiction des patrons », déporté et mort en 1945 à Bergen-Belsen ; à son père Angel(o), maire communiste de sa ville natale durant neuf ans et mort d'une maladie professionnelle. Colère contre les maîtres de mines, les Wendel, contre le PC et ses engagements pro-staliniens ; après l'explosion de joie de mai 1981 :  « deux petites filles surprises et ravies par la joie de la cité...crièrent...on a gagné », la désillusion avec les manifestations syndicales contre les plans de fermeture et restructurations industrielles menées par la gauche. Lecture pas toujours aisée, récit non chronologique qui peut dérouter, phrases courtes, sans verbe, mais récit toujours vivant et prenant. Romancière à éclipse, après ce premier ouvrage édité en 2003, Aurélie Filipetti a publié en 2006 son deuxième (et dernier pour l'instant ?!) roman, « Un homme dans la poche ». Y aura-t-il un autre roman après la vie de ministre ?

 

Eugène A. Je Tu Lis On En Parle

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