L'ombre de ce que nous avons été

Roman de Louis SEPELVEDA (2010)

« Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre » : Cette phrase traduit tout l'impossible et donne malgré tout à rêver.

Cet écrivain a connu les prisons de Pinochet, l'exil et il en vient à imaginer des histoires d'amour ; mais le temps passe et même chargé de rencontres, il ne peut cicatriser les fêlures.

« On ne revient pas d'exil. Toute tentative est un leurre ». Dans cette histoire parfois loufoque, il nous conduit à nous interroger sans fin.

« Qu'avons-nous fait de nous-mêmes ? » Il y a souvent des situations drôles, entrecoupées de dialogues absurdes et truculents.

Beaucoup de rythme pour ces personnages qui veulent retrouver la dignité, la fougue de leur jeunesse.

« C'est l'ultime réunion d'anciens compagnons de route, gauchistes ou socialistes, prêts à reprendre du service. » Ils ont connu l'exil en Europe, les voilà sur la brèche.

« Plus gros, plus vieux, chauves et la barbe blanche, ils projetaient encore l'ombre de ce qu'ils avaient été ».

Plusieurs scènes spectaculaires, la reprise en main d'une usine de poulets, prétexte à des pitreries.

On y voit le caractère du Chilien, excessif, fier, mais toujours optimiste et prêt à rire de lui-même.

 

Francis NOE Je Tu Lis On En Parle

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