Préparation de la fête des enfants du Cambresis

La fête des enfants organisées par Cambresis ressources et Le centre de loisirs, "Eclipse" est organisée autour d'ateliers cirques.

Elle est prévue pour le 29 avril, et sera prise en charge par plusieurs groupes d'animateurs de différents centres sociaux culturels, du cambrésis. Mon intervention cette semaine a consisté à proposer à trois groupes qui se sont interessés au mime, quelques pistes de travail en vue de leur spectacle de 3 à 5 minutes. J'ai pensé à trois petites mises en scènes pour un groupe d'environ 10 enfants afin qu'ils puissent s'essayer au mime en autonomie. L'idée étant que les enfants soient épaulés par l'animateur dans ce travail de création. Chaque groupe a choisi son histoire. Prochain rendez-vous sur place avec les enfants pour préciser leurs directions! Bravo les animateurs!

Fête des enfants, la mine
Fête des enfants, la mine

LA MINE EN MIME – Une journée type

 

Le travail de mime avec les enfants consistera essentiellement à reproduire de façon précise les gestes de la mine. Le plus important étant aussi l’écoute et le travail de groupe entre les enfants. Il faut qu’ils soient organisés, et sur le même rythme pour que les gestes soient compréhensibles et crédibles.

 

On peut mimer deux périodes, celle du XIXé siecle et celle du XXe.

Commencer donc par les retrouvailles entre mineurs, tot le matin, ils se saluent.

Il y a des hommes, des femmes et des enfants.

On se chauffe aupres du feu/poelle

On s’habille, la combinaison, accrochée tout en haut de la salle des pendus, la fiole a la ceinture, petit baluchon pour le repas, le casque, la lampe à l’huile (la lampe davy) qu’on allume avec une allumette. La pelle ou la pioche.

Puis on signe sa présence et on monte dans les wagons

L’un ouvre la grille et pousse le premier wagon de 4 mineurs. Il tire sur la cloche, le wagon descend, les enfants miment la descente, tout doucement, 200 metres sous terre, il faut plier les genoux ensembles et tout doucement pour montrer la profondeur

Un autre wagon se charge peut etre plus ou moins en meme temps a coté

Une fois en bas, chacun se prepare, marche dans les couloirs étroits, retrouve son mur entammé de la veille. D’autres poussent la berline vide, tout en parlant.

 Chacun se disperse, jouer sur les parois de plus en plus étroites. Certains piochent, jouer sur la synchronisation ou bien le décalage des coups de pioches, d’autres ramassent le charbon avec la pelle, d’autres encore cassent les morceaux trop gros dans la berline, et d’autres enfin poussent la berline ou bien tire les rennes du cheval que d’autres poussent également.

Jouer sur la peine, l’effort, le contrepoids, prendre le temps, chaque geste est interessant, prendre le temps de le faire, pour qu’il soit bien compréhensible.

Ils ne sont pas pressés ces mineurs, ils sont là tous les jours. Jouer sur les détails, la poussiere, le charbon sur le visage, s’essuyer, la difficulté parfois de piocher, le poids, tirer pousser… construire les boisages qui maintiennent les galeries…

 

Pause déjeuner, on s’assoit, on ouvre, on debouchonne le vin, on coupe le pain, le jambon, on ouvre le canif, on est bien, peut etre plusieurs petits groupes.  Macher boire discuter, croquer un fruit… etc.

 

L’apres midi on pourrait etre au xxe siecle. Il n y a plus d’enfants, plus de pioche, plus de lampe davy, mais des lampes Mueseler (pour reperer le grisou). Pour s’eclairer,  la lampe torche au casque, que l’on regle. A la place de la pioche des marteaux piqueurs, on se faufile davantage dans des micros souterrains, figurer les souterrains a plusieurs, deux portent sur leur dos, et deviennent la paroi inférieur  et deux derrières avec leurs bras symbolise la paroi supérieure qui s’effrite au contact du marteau piqueur. L’un entre les deux se faufilent et percent la paroi. Jouer sur les vibrations du marteau-piqueur, et la chute du charbon sur le mineur. Peut etre qu’on arrive petit a petit a la machine qui remplace le marteau piqueur, elle aussi vibre.  Installer des explosifs a certains endroits, appuyer sur le detonnateur a distance. 

Les trains sont plus ou moins automatiques, mais on utilise encore la pelle.

Un eboulement a lieu, un mineur est sonné, on le tire car il est coincé, et on le met a coté, on lui met de l’eau, mais il a mal a la jambe et aux cotes…

Pendant ce temps là, l’un regarde la lampe Mueseler ou l’indicateur de grisou.

Il y a un danger de grisou, il faut sortir. C’est l’affolement (dispersion ), on courre tous dans les couloirs (en suivant bien les tunnels). Certains prennent l’ascensceur, d’autres, les escaliers, mais cela ne va pas assez vite tout d’un coup un souffle propulse presque tout le monde à terre (appuyé par le son ou la lumiere../jouer sur cet évènement peut etre au ralenti travailler la chute de façon étirée et souple)
Dans un des couloirs, les survivants  aveuglés par la poussiere ils s’inquietent, et se rapprochent,  tant bien que mal, en dégagant les decombres avec les pelles et les mains. S’en suivent des gestes pour rechercher les survivants, on donne des coups sur les murs sur les rails pour entendre leur réponse. On en trouve sous les décombre, on les tire avec soin, certains sont morts, d’autres encore vivants.

On les met sur des brancards,

Puis on monte en ascensceur, en haut on met de coté les blessés, d’autres font l’appel chacun leve le doigt, on vérifie aussi quels vetements de la salle des pendus n’ont pas été décrochés pour savoir qui manque avec regret.

 Puis tout le monde s’en va un a un ébloui par le soleil, et le dernier ferme tous les volets mettaliques et portes de la mine avec la clé.

Mime en clinique !
Mime en clinique !

MIME EN CLINIQUE 

Une clinique

-          Deux docteurs (es)

o   docteur 1 (nerveux agité et hyper actif)

o    docteur  2 (plutôt lent distrait, mais susceptible)

-          deux infirmier(e)s

o   infirmiere 1 (reveuse distraite amoureuse)

o   infirmiere 2 ( responsable, serieuse, elle cherche a resoudre les problemes)

-          trois malades 1, 2 ET 3

o   malades 1 (se plaint tout le temps tres bavard, un peu allecheur)

o   malade 2 (ne se plaint pas trop mais s’evanouit rapidemment, il n’a pas bcp de force)

o   malade 3 (sur de lui, mais petite nature, il raconte ses tout petits exploits a qui veut bien l’entendre, mais il n’aime pas qu’on le colle trop)

 

-          les  deux docteurs attendent chacun de leur coté, assistés de son infirmiere, le premier malade arrive. Les deux  s’adressent a lui et lui proposent de venir. Malheureusement le docteur n°2 est plus discret un peu lent a la détente. Le malade 1 hésite un peu, puis finalement choisit le docteur n°1.

Il explique sa douleur au docteur n°1 ; il mime qu’il est tombé de vélo et s’est cassé la jambe, le docteur l’examine, l’infirmiere l’observe mais  elle n’a pas l’air tres concentrée, alors que Le docteur 1, lui, est plutôt nerveux et excessivement bavard, poli et maniéré,  a faire pleins de gestes inutiles et un peu trop rapides, le malade a tendance a  se plaindre et raler a la moindre petite douleur. le docteur n°1 s’ennerve un peu contre lui en lui demandant de se calmer. Il s’en prend aussi à son infirmiere qui met du temps à lui donner les outils car trop rêveuse

-          Pendant ce temps là l’autre equipe, le docteur n°2 et l’infirmiere n°2 s’ennuient. Le docteur 2 est assez lent et deconcentré, (un vieux docteur peut etre qui perd un peu la tête) alors que l’infirmiere est plutôt stressée, elle prépare, se prepare, regarde l’heure, range des affaires,

-          Arrive le deuxieme malade, lui se tient la tete, il ne se plaint pas trop mais titube.

-           le docteur ravi d’avoir un patient, s’adresse vers lui, mais ne voyant pas tres bien malgré ses lunettes, il le bouscule sans faire expres. Le malade3 menace de s’evanouir mais se resaisit.

-           Il l’assoid et prend son temps, se prépare cherche ses affaires qu’il oublie, sitot apres les avoir posées. Une fois face au malade, celui-ci lui explique comme une longue histoire, qu’il s’est battu mais trop fatigué  de parler, il s’evanouit.

L’infirmiere n°2, elle est toute agitée, elle s’inquiete de cet evanouissement, elle cherche les instruments mais il semble que ce soit le docteur n°1 qui les a pris pendant que le malade n°2 est venu. Apparrement il ne veut pas les preter

-          Le docteur 2 se deplace demande poliment mais le docteur 1 refuse, pendant ce temps la les deux malades se plaignent, et les infirmieres ne savent pas quoi faire. A vrai dire l’infirmiere 1 regarde lit un livre, regarde par la fenetre… pendant que le malade n°1 se plaint et gemit aupres d’elle et du docteur. Tous deux n’y pretent pas attention car ils semblent trop occupés.

-          Arrive le troisieme malade qui frappe a la porte... tous le regardent : il leur explique qu’il s’est fait un petit bobo au doigt l’infirmiere n°1 dans la lune tombe amoureuse, et en fait tomber son livre. Mais n’étant pas interessés par sa requete, tous reprennent leurs actions.

-          En revanche l’infirmiere lunaire, n°1, elle, lui propose de venir la voir, et de s’assoir chez son docteur, pendant que lui le docteur nerveux, se disputent de plus en plus avec l’autre docteur. Voyant que personne ne regarde, elle pousse le malade n°1 qui tombe sur sa jambe, et reste au sol. Lui malade n°1 continue de se plaindre beaucoup en essayant d’attirer l’attention des deux docteurs que se disputent toujours en se saisissant le col.

-          Leur bagarre finit par degenerer, le docteur n°1 a poussé le docteur n°2 sur le malade n°2 qui du coup se reveille et essaie de proteger sa tete et de se retirer mais rien y fait il est coincé ils passe de agité à évanoui… coincé sous les deux docteurs qui se secouent. Le vieux docteurs est plutôt en infériorité… mais lorsqu’il peut il attrape des objets pour assomer le docteur n°1, qui revient de plus belle a chaque coup.

-          Pendant ce temps là l’infirmière n°1 prend soin du malade n°3, en profitant de la dispute pour utiliser les outils et pansements. Le malade 3 lui cherche a l’en dissuader mais elle ne veut pas l’entendre.

-          Le malade 1 pendant ce temps a reussi a se lever et a trouver quelques bandages pour sa jambe. Sitot guéri il a pu discuter avec l’infirmiere 2 qui pendant tout ce temps a essayé de separer les docteurs et de soigner tant bien que mal le malade n°2 ;

-          S’approchant de l’infirmiere n°2, il discute et parle de lui, de ses promenades en vélos… il est tres bavard, parle de sa jambe et de ses problemes et lui demande de l’aide.  L’infirmiere 2 n’a pas envie de discuter, repond poliement alors qu’elle essaie de sortir le malade 2 qui est toujours coincé sous les docteurs. Le malade n°2 lui,  essaie d’appeler les urgences par le telephone qu’il a reussi a attraper. Le malade n°1 qui s’ennuie et qui a été refoulé par l’infirmiere, est assez vexé il essaie de se soigner tout seul.

-          Finalement, les docteurs se calment, ils sont un peu amochés, chemises et cols sortis, tous les autres les regardent. Meme l’infirmiere n°1, qui n’a pas cessé de soigner et de discuter avec le malade n°3.

-          Les deux docteurs trouvent un accord, et se répartissent les outils .

-          Ils changent d’un coup d’attitude, et se donnent des airs de docteurs tres polis et tres doux.
Ils veulent se mettre enfin a travailler, mais les malades les uns apres les autres repoussent les docteurs lorsqu’ils s’approchent d’eux. Le malade n°2 puis le n°1 s’ent vont fâchés en titubant. Le n°3 aussi et non sans mal se détache de l’infirmiere n°1, vu qu’il est guerri il n’a plus besoin d’elle il s’en va à son tour tout doucement, sous le regard accusateur des docteurs.

-          Les deux docteurs se regardent ettonés… l’infirmiere n°2 regarde les docteurs d’un air fachée, et s’en va elle aussi. L’infirmière n°1 ne les regarde pas mais elle regrette le depart du malade n°3. Alors elle essaie de le rejoindre et sort a son tour en courant.

-          Restent les deux docteurs, qui regardent le public un peu gêné, tout en se réajustant les habits cheveux moustaches lunettes et cols . du coup ils s’assoient a la place des malades et ouvrent chacun un journal en attendant le prochain client.

 

NOIR

 

IL EST POSSIBLE DE RAJOUTER UN TROISIEME DOCTEUR / INFIRMIER/ ET MALADE (en cas de groupe plus important) donc trio  en option, comme une histoire parrallele. Le docteur serait celui qui opere de son coté, que l'on pourrait trouver normal au début, mais a qui il arrive peu à peu d’autres types de pepins (oubli d’un ciseau a l’interieur du ventre, couper trop, se tromper d’endroit, oublier de remettre une partie des organes, le sang qui coule et qu’on eponge tant bien que mal, difficulté à recoudre… etc)

 

CHACUN SA BULLE

Tous les enfants sont à l’école, face au public. C’est la fin de la journée, l’un d’eux fait le professeur. Il écrit au tableau, (également face public donc).

Chaque élève est différent et doit trouver son personnage, l’un est distrait, il pense à autre chose, n’écoute pas le professeur qui se fâche, il regarde a droite a gauche, dessine… etc, un autre, est très sérieux, se tient droit, range plie souligne écrit lève le doigt ouvre ses cahiers… etc,

Un autre est peut être très bavard, il discute avec ses voisins,  il écoute d’une oreille écrit de temps en temps, un autre est un peu idiot et très lent, il cherche ses idées….

Bref trouver des personnages en faisant participer les enfants pour affiner leurs traits de caractère.

 

Le professeur écrit surveille gronde, vérifie les cahiers, explique montre des choses au tableau… etc.

La cloche sonne, tout le monde se prépare, le lent tout lentement, le bon élève s’applique, à bien ranger ses affaires et seulement après avoir fini de bien tout recopier ce qui est au tableau.. le bavard, s’empresse de partir en rangeant très mal son cartable tout en parlant à un voisin. Le distrait n’a apparemment pas entendu la cloche il a un temps de retard.. ; (actions très précises et claires)

 

bref, tous s’agitent et sortent de la classe, ils prennent le bus ou bien montent dans la voiture qui les attend, ou bien rentre a pied. Certains ensemble, certains en solitaire.

Ils  arrivent chacun chez eux (chacun son petit espace sur la scène face au public). Ils ouvrent la porte, disent bonjour aux parents s’ils sont là, bref, qu’ils s’inspirent de leur chez soi, mais en leur demandant d’être plus ou moins simultané malgré la différence de leurs actions, et surtout leur demander de bien clarifier leurs actions, pour qu’elles soient simples et compréhensibles.

On va alors gouter, on sort un verre, un gâteau sous plastique ou bien du pain, que l’on découpe, on tartine, on se sert un verre de lait. Peut-être certains iront devant la télé, d’autres iront lire, d’autres parler… etc

Certains montent un escalier d’autres non,

A un moment donné, chacun se retrouve  dans sa  chambre ou une pièce en solitaire. (mimer la porte pour montrer qu’ils s’isolent).

L’un va commencer à faire ses devoirs, l’autre à jouer à un jeu vidéo avec joystick, l’autre va aller sur son ordinateur, l’autre va téléphoner, jouer à la poupée, jouer de la guitare, l’autre rester à manger devant la télé… bref, je ne sais quel occupation solitaire de leur âge.

Tous sont très concentrés sur leurs actions, (simples et lisibles) mais le rythme s’accélère petit à petit comme si ils y passaient des heures (bien prendre le temps de montrer cette gradation) , pour finalement tous s’arrêter en même temps comme des statues, arrêtés en pleine action.

 

Puis une tête s’anime, puis une deuxième, un troisième etc, les voilà dans une sorte de rêve. Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive, quelque chose cloche dans leur réalité. Faire des gestes plus légers et plus lents, comme s’ils étaient dans l’eau, dans une bulle d’eau.

L’un veut se déplacer, mais il se prend un mur invisible, le deuxième troisième… etc, tous se retrouve coincé par un mur. Que se passe t il ? les voilà enfermés dans leur bulle. (Jouer des contours et des points fixes !) ils font tous le tour de cette bulle, les voilà vraiment cloisonnés dans leur  bulle. Que faire !! ils se découragent, s’inquiètent, font signe à leurs voisins, reculent se cognent et finalement réalisent que les murs les oppressent petit à petit, les voilà isolés de plus en plus par les murs qui se referment sur eux (figurer avec le tremblement des mains le rapprochement des murs). Presque écrasés, ils vont finalement s’évanouir et se retrouver  de nouveau gelés dans la même position dans laquelle ils se sont arretté avant le reveil. (assis, face a l’ordinateur, face a la télé, la guitare… etc) réveil brusque,  que c’est il passé, ouf c’était un cauchemar !

Il se lève vérifie qu’il n’y a plus de mur, non, c’est bon, il n’y en a plus. ouf . mouvement de joie et de soulagement.

Ils décident alors de sortir, d’aller vers les autres et de se serrer la main ou de se faire des accolades entre amis, tous réunis au centre. 

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