Une fille qui danse

Roman de Julian Barnes

Grande -Bretagne.Un homme reçoit la lettre d'un notaire l'informant d'un legs de la part de la mère de son ex-petite amie Veronica qu'il a connue et aimée pendant ses années étudiantes . Il s'agit du journal intime de son meilleur ami à l'université Adrian. Son étonnement est grand : pourquoi la mère de Veronica lui lègue-t-elle ce document ? Comment a-t-elle pu l'avoir en sa possession ? 

S'ensuit alors sa recherche du document. Il doit renouer avec Veronica.Ce n'est pas chose aisée . Cette quête lui fait revivre ses années de jeunesse ,ses amitiés , son histoire d'amour ratée avec Veronica. Reviennent alors des souvenirs qu'il croyait enfouis : un week-end passé chez les parents de Veronica et l'attitude étrange de sa mère qui l'avait laissé perplexe . Il se rappelle sa rupture avec Veronica ,puis l'annonce par Adrian de son mariage avec Veronica ,et enfin le suicide d'Adrian qui avait choqué tout le monde quand tout semblait sourire à ce jeune homme si beau et si brillant.

Il va découvrir la réponse à certaines questions ,lentement ,laborieusement. Il prendra connaissance de l'existence d'un jeune homme et le lecteur tout comme le narrateur aura bien du mal à identifier qui est ce jeune homme dans cet imbroglio . La fin sera surprenante -le titre anglais est « The sense of an ending ».

C'est aussi une réflexion :qu'est-ce que la vie ? En est-on toujours l'acteur ? Aurait-ce été différent si nous n'avions pas fait ,dit , écrit ce que nous avons fait ,dit ,écrit ? Si la vie est la somme de nos souvenirs ,sont-ils bien ce qui s'est passé ? Ou les avons-nous fabriqués ? 

Mais quoiqu'il se soit passé le narrateur gardera de Veronica celui d'une fille qui danse, l'un de ses plus beaux souvenirs.

 

Carole B., Je tu lis, on en parle