Avis aux passionnés d’histoire locale et aux curieux du Cambrésis. Deux services publics – la Médiathèque d’agglomération de Cambrai et le Service Ville d’Art et d’histoire de Cambrai – s’associent autour d’un espace web commun hébergé par le site de la MAC. Chacun pourra y retrouver le texte des conférences, des expositions, des publications, bref toutes les informations et connaissances d’histoire locale produites par ces deux services.

mar.

10

déc.

2013

Les Éditions du patrimoine et la Ville de Cambrai présentent : le guide de Cambrai

L’occasion de découvrir le riche patrimoine de la première ville du Nord labellisée « Ville d’art et d’histoire » en 1992.

 

De rues en places, d’églises en demeures, Cambrai offre au regard les témoins magnifiques ou discrets de son histoire. Ce nouveau guide est une occasion unique de découvrir la ville et son patrimoine, hors des sentiers battus. Il propose un historique de la ville suivi de cinq itinéraires de découverte. Un dernier parcours, en voiture, quitte Cambrai pour le Cambrésis. Le premier parcours propose un aperçu du cœur de ville, depuis la Grand’ Place jusqu’à la cathédrale. Ce quartier, en grande partie détruit pendant la guerre de 14-18, offre un remarquable panorama de l’architecture des années 1920. Le deuxième itinéraire parcourt le quartier de la porte de Paris, entre architecture baroque et classique. Le troisième retrouve le berceau historique de Cambrai dans le dédale de ses rues pavées, depuis la première église de la ville (aujourd’hui Saint-Géry), jusqu’à la forteresse médiévale du château de Selles. Le quatrième itinéraire évoque l’Escaut, vecteur de développement de la ville. Canalisé aux XVIIIe et XIXe L’avant-dernier itinéraire explore le jardin public et l’ancienne citadelle impériale construite par Charles Quint au XVIe Enfin, le dernier parcours permet de découvrir un patrimoine remarquable, les églises reconstruites dans les villages dévastés par la Première Guerre mondiale. Bien entendu, la présentation ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas les fameuses bêtises, fleuron de la confiserie du Nord. 600 000 sont produites quotidiennement ! siècles, le fleuve offre aujourd’hui un site de promenade apprécié. siècle.

Lire la suite 0 commentaires

sam.

22

juin

2013

Une donation au Service d'Histoire Locale

les Mémoires d'un Cambrésien, Casimir Joseph Capelle 1826-1913

Les descendantes de Casimir Capelle ont redécouvert 24 cahiers rédigés par leur arrière-arrière-grand-père.

Pour le centenaire de sa mort, elles en ont retranscrit de très nombreux passages, et livrent également le fruit de leurs recherches qui permettent de préciser la généalogie, tel personnage cité, tel événement...

Les deux volumes sont enrichis d'illustrations, d'une bibliographie et d'un index.

 

Casimir Capelle évoque son enfance, ses études, sa vie professionnelle : professeur au Collège de Cambrai de 1850 à 1894, puis bibliothécaire de 1899 à 1912, sa participation à la Société d'Emulation, ses amis et relations, ses sorties culturelles.

Nous avons ainsi tout un tableau de la vie cambrésienne à la veille de la Grande Guerre, rédigé dans un style très alerte.

Les pages consacrées au métier de bibliothécaire montrent son quotidien, agrémenté parfois d'événements comme l'achat d'un manuscrit. « La vie flamande illustrée » de 1910 fait de lui un beau portrait illustré.

0 commentaires

jeu.

31

mai

2012

Cambrai et le chemin de fer : ses origines, son développement sous le règne de la Cie du Nord (1833-1937)

Texte de la conférence de Bernard Becquet, revu et abrégé par la MAC

De nos jours, pour les usagers du train, la situation locale suscite la controverse. Certes, la gare de Cambrai est desservie par le TER, mais la fréquence et le nombre de trains ne satisfont pas vraiment la clientèle du rail, en particulier pour ce qui concerne les relations avec Paris. Et que dire du trafic Fret, sinon qu'il semble bien peu présent sur nos lignes... Mais ce constat correspond-t-il la situation ferroviaire cambrésienne depuis ses origines ? Et d'ailleurs, quand et comment a été adopté le chemin de fer à Cambrai ? Comme les autres villes de la région, Cambrai s'est trouvé au cœur d'une politique des transports, d'abord instaurée par l'Etat, puis exploitée par une grande compagnie privée. Cette histoire couvre une longue période, de 1833 à 1937.

Au XIXe siècle, Cambrai est une ville peuplée d'environ 15 000 habitants, une place forte marquée par la présence militaire et une antique cité diocésaine. Même si son prestige décroit après la Révolution française, la Ville est au cœur d'une riche région agricole où l'artisanat est très développé (Cambrai intra muros profite plus de son commerce que de ses industries, rejetées hors de la cité depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle). Elle est située sur l'axe naturel Paris-Bruxelles, à 180 km de Paris et à 120 km de Bruxelles par route royale.

Lire la suite 0 commentaires

mar.

28

févr.

2012

Histoire des industries agroalimentaires (IAA) dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le Cambrésis

Texte de la conférence de Marie-Christine Allart, revu et abrégé par la MAC

Avec l'Ile-de-France, la Bretagne et les Pays de la Loire, le NPDC se situe dans le peloton de tête des régions agricoles françaises, et cela dans tous les critères : chiffre d’affaires, exportations, nombre d’entreprises, effectif salarial, valeur ajoutée et investissements. Déjà au XIXe siècle, la région était réputée pour ses marchés, sa production agricole et ses manufactures agricoles. La puissance agricole actuelle de la région repose en grande partie sur les investissements réalisés à cette époque. Pourtant, le Nord-Pas-de-Calais contemporain conserve l'image d'une région minière, sidérurgique, textile. L'agriculture et la très ancienne industrie agro-alimentaire régionales ont été occultées par les autres secteurs industriels. Peut-être cela peut-il s'expliquer par l'absence des très grandes marques ou des très grands produits dans la productio régionale ? Les performances de l’agroalimentaire régional manquent de lisibilité.

Lire la suite 1 commentaires

sam.

11

févr.

2012

Jules Gosselet, géologue cambrésien

Texte de la conférence de Pierre Lemaître, revu et abrégé par la MAC

est un grand géologue français, né en 1832 à Cambrai, dans une maison située en face de la cathédrale. On lui doit de multiples recherches et études sur l’origine des terrains de tout le Nord de la France, de la Belgique, d’une partie de l’Allemagne et de l’Angleterre.

 

Il était un marcheur infatigable et cette aptitude lui a permis de se rendre directement sur les terrains qu’il affectionnait pour découvrir des roches, traces de notre passé géologique et objets de ses recherches. En arpentant toutes les régions qui l’intéressaient, il observait attentivement les affleurements, les fossiles retrouvés dans les carrières, les travaux des puisatiers, les forages réalisés pour, ensuite, créer une carte géologique des territoires étudiés. Il est ainsi à l’origine de nombreuses trouvailles utiles à l’homme comme des phosphates, des pierres à bâtir et autres matières utiles à l’homme. Son travail a aussi consisté à circonscrire certaines zones comme celles du bassin houiller. De ses efforts intenses, associés à une forme d’intelligence aiguisée et un goût prononcé pour la collection, sont nées toutes les connaissances, encore actuelles, des richesses géologiques de notre région.

Lire la suite 0 commentaires

sam.

11

févr.

2012

Les parlers du Cambrésis

Texte de la conférence de Gérard Leducq, revu et abrégé par la MAC

L’allemand Charles Gossen, dans sa Petite grammaire de l’ancien picard (1951), propose une sectorisation géographique du picard. Celle-ci est réalisée à partir de textes écrits (littéraires et administratifs), datant du Moyen Âge. Gossen indique une convergence de phénomènes opposant l'ouest et l'est d'une (très approximative) diagonale allant de Noyon à la Mer du Nord. Au sein de la partie orientale, rien de significatif ne particularise Cambrai et le Cambrésis, envisagés d'ailleurs souvent comme le diocèse de Cambrai. Pour Gossen, il n’y a pas de particularisme cambrésien.

-->

L’allemand Charles Gossen, dans sa Petite grammaire de l’ancien picard (1951), propose une sectorisation géographique du picard. Celle-ci est réalisée à partir de textes écrits (littéraires et administratifs), datant du Moyen Âge. Gossen indique une convergence de phénomènes opposant l'ouest et l'est d'une (très approximative) diagonale allant de Noyon à la Mer du Nord. Au sein de la partie orientale, rien de significatif ne particularise Cambrai et le Cambrésis, envisagés d'ailleurs souvent comme le diocèse de Cambrai. Pour Gossen, il n’y a pas de particularisme cambrésien.

 

C'est aussi sur des textes écrits que s'appuie le philologue français Louis-Ferdinand Flutre (1970), dans sa grammaire du moyen picard, c’est-à-dire du picard pratiqué aux XVIe et XVIIe siècle. En ce qui concerne deux textes, l’Enjollement de Coula et Miquelle et le Discours du curé de Bersy,  le recoupement des ressemblances ou des différences avec soit l’une, soit l’autre des régions voisines les fait définir comme cambrésiens.

 

Mais ces études restent géographiquement vagues : qu’est-ce qui est Cambrésien, qu’estce qui ne l’est pas ? A l’intérieur du Cambrésis, quelles variations ? Il faut recourrir aux enquêtes sur le parler (et non sur les écrits) pour répondre à ces questions. La grande enquête de référence est celle de l’Atlas linguistique de la France (ALF), de Gilliéron et Edmont, dont les tomes furent publiés entre 1902 et 1910. Un questionnaire fut mené dans environ 1000 lieux du domaine français. Les questions avaient été retenues surtout pour leur intérêt phonétique. Chaque question a donné lieu, dans un atlas,  à une carte de report des réponses, notées en alphabet phonétique chacune à l’emplacement du lieu où on l'a entendue. L'interprétation des cartes permet de délimiter les dialectes, et donne des enseignements sur certaines évolutions linguistiques. Cependant ces seuls 1000 points d'enquête offrent un maillage très insuffisant du territoire : il n'y a que trois points qui concernent le Cambrésis : Maurois, vraiment cambrésien, Lieu Saint-Amand et Vélu, toutes deux limitrophes.

Lire la suite 0 commentaires